15.05.2009
24 Heures après ce JOUR - J
Plantons le décor avant l'audience elle-même. Ce Tribunal: construction moderne parmi des immeubles variés de bureaux.Adossé à l' Hôtel de Police. Dans les 2 rues adjacentes, places parking d'un côté, aucune place réservée PH. A l'arrière il y le parking important, non public, pour le personnel, avec une barrière, borne à carte et sans aucune indication particulière.
Entrant de plain pied, pas de bordure ou marches à franchir, l'homme de la sécurité vous accueille et vous indique d'aller dans la salle d'attente devant la chambre de l'audience. Grandes Portes. Le questionnant pour le parking des PMR, réponse:non il n'y en a pas, mais un personne en fauteuil peut toujours sonner à la barrière et à titre exceptionnel, je le laisserai entrer dans le parking réservée. J'ai dit: OK, mais il est dommage qu'il n'y ait aucune indication à ce sujet.
Les toilettes pour le public (tout se passe au réz de chaussée): OK une toilette PH, mais il n'y a pas de lavabo à l'intérieur. Les 3 lavabos dans l'entrée: à hauteur classique, peu utilisable et le distributeur de savon ne peut pas être atteint. Etrange non, dans ce bâtiment moderne. Ne parlons pas d'une signalisation/aide quelconque pour les aveugles.
Un peu avant 14 hrs, la greffière vient pointer les personnes présentes suivant le rôle. 28 dossiers inscrits de nature diverse: Impôts, Foncier, carte de séjour etc. En dernière position 4 dossiers concernant la carte de stationnement. Sont aussi affichés les jugements définitifs du mois précédent.
Plus de 90 % sont "Rejet" de la demande. Encourageant, non? En particulier pour tout ce qui a trait aux cartes de séjour pour les étrangers hors Europe communutaire. Sur 5 ou 6 dossiers "carte de stationnement" un seul obtient satisfaction.
Gardons notre calme, bavardons un peu avec le seul avocat présent. J'entre avec vous dans la salle: parquet luisant, bien éclairée, couleurs comme sur la photo, lambris et peinture gris clair, plus le tableau où le jaune est le point lumineux dans ce décor un peu solennel-austère.
Soudaine surprise: mon dossier est abordé, mais avant que le rapporteur lit so texte; l'assesseur homme résume la chronologie de ma demande infructuese. Difficilement compréhensible, car au contraire du rapporteur, aucune personne de la cour n'a utilisé le sien. A remarquer aussi que devant la Barre, il n'y pas de micro!!!! Forcant le requérant à parler fort, ce qui n'est pas un Pb pour moi.
Toujours assis, j'écoute le rapport et sa conclusion de rejet. Je suis calme, ayant bu plusieurs fois à ma petite bouteille d'eau (sans coke ou autre dopant) pour ne pas me trouver diminué par la sècheresse propre au diabète.
La Présidente, avec un petit sourire, m'invite à la barre. A little smile: sans doute parce que je suis le dernier vivant et qu'ainsi pour toutes les autres affaires, ton travail s'achève, puisque dans ce dernier cas, ils peuvent se contenter d'écouter les rapports sans plus. Je m'avance avec ma valise-cabine et quelques doc dans une pochette bleue. J'ecarte mes jambes pour ne pas trébucher sur ce parquet, sans toucher la barre, car j'ai un certain jeu de mains. Je ne fais pas de baise-main à la Présidente, je salue comme il se doit et je commence par une pointe d'humour en disant au rapporteur : Monsieur le Rapporteur, j'ai écouté avec grande attention votre rapport, mais je voudrais d'abord corriger une petite erreur. Vs avez parlé de la MDPH de la Seine-St. Denis or il s'agit bien de la MDPH du Val d'Oise. Ah, tout le monde sourit et la Présidente dit: vs avez raison Monsieur, mais ici ns traitons tant de dossiers qu'il s'agit évidemment d'un lapsus.
La suite de ma plaidoirie(?) et l'échange avec la Présidente sera directement sur le forum, demain.
Car ce récit peut être instructif pour tout le monde. Du moins je le pense.
Un autre tableau sur un mur latéral. Donne un petit indice sur le END (provisoire) du spectacle de hier afternoon. Tout dépend de la valeur subjective accordée à la dominante couleur.
Ma note longue: j'espère qu'elle ne vs a pas ennuyé et provoqué un petit ou grand sourire.
Amitiés
Walter
17:53 Publié dans Citoyenneté – Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


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Commentaires
mého la suite, la suite !!
:)
alors raconteuhhh ...
bon déjà je confirme que se retrouver devant un tribunal est toujours intimidant, Walter je suis sûre que tu as assuré mais je suis révoltée qu'on soit obligé de subir ce genre de chose pour bénéficier d'un carton bleu !!!! c'est bcp d'energie, de temps et d'argent gâchés !
bon là je viens de rentrer de Lyon , je file au lit, j'attends la suite demain alors !
Je t'embrasse
Ecrit par : justmarieD | 15.05.2009
Bé ça...
Dire qu'on a été jusqu'à la Cour Administrative... qui par la force de la loi, nous a traité de RETIFS...
Niveau enfant et écoles (car visiblement, le problème n'est pas le même), à l'époque, les écoles se contentaient de renvoyer des listes et des formulaires simplifiés à la CDES, tout ceci, dans le dos des parents, et ce, sans rien leur expliqué, voire même sans aucun motif... Loi de 1975... Puis venaient les CCPE qui décidaient bien souvent de "dégager" l'enfant de l'école (le plus souvent dans des IME qui s'agrandissaient, s'agrandissaient comme des usines à gaz) et qu'aucun moyen n'était donné à l'école... et quand les parents n'étaient pas d'accord, les dossiers en suspens... C'était à l'époque de la chasse au handicap dans les écoles.
Il me semble qu'il y avait plus d'enfants dits "handicapés" dans les écoles avant la ponte de ces foutus lois.
Maintenant, plus question de ça, 2005, ce sont uniquement les parents qui saisissent la MDPH sans même en connaître le fondement, ni l'origine des contextes environnementaux, ni même sans en être informés.
Je sais qu'il existe un autre handicap, une autre déficience, mais non reconnu, celui de la méchanceté.
Je pense notamment au cas de Valentin que j'ai accompagné dans un club de cirque par exemple, tellement j'entendais les cris de ma fille de l'extérieur, le "pédagogue" poussait les enfants pour faire voir aux parents le résultat qu'ils pouvaient produire soi-disant aux beaux yeux de leurs parents, pour l'image du club, Valentin, Etoile et moi sommes restés au fond de la salle de sport avec des balles et le "pédagogue" ne s'en occupait pas, il n'a même pas songé une seule fois à faire participer ces 2 enfants avec les autres à la mesure de leur potentiel. Valentin, à force de voir les autres enfants monter sur les ballons à fini par donner un coup pied dedans alors qu'il y avait un enfant dessus.
Valentin, toujours accusé de sa déficience (quitte à se faire traiter de dangereux pour lui-même et pour les autres), s’est aussi fait punir pour des foulards déchirés alors qu’il n’avait jamais rien fait, je le sais, j’étais là, alors que cette réaction est ordinaire de donner un bon coup de pied dans le ballon sur lequel jamais personne ne l’autorisait à monter, j'ai donc entrepris de faire monter Valentin en le prenant par la main sur le ballon (faut quand même pas être spécialiste), il n'attendait que ça... Mais personne n'avait compris cela, sauf, Etoile, Valentin et moi.
De plus, ce "pédagogue" se vantait d'intervenir dans un IME et qu'il avait l'habitude de ces enfants là... qu'il est un spécialiste, un éducateur...
On dirait pas !
Porter plainte, non, mais maintenant, droit ou pas droit, j'y vais, j'y fonce... La loi est bafouée... Il n’y a pas longtemps, une famille m’a contactée et je suis allée l’accompagner (droit ou pas droit)… Il y a eu tout de même des changements de certains car on commence à me connaître…
Et là, je ne supporte cette injustice envers les plus fragile, je n’ai pas peur des pressions des déficients non encore reconnus mais qui le sont parfois bien plus que tout…
Non ce n'est pas tout à fait cela la définition : le handicap qui ne s'arrête qu'à l'apparence, la déficience de l'image.
Bon allez, à +.
Crépuscule
PS : si tu "gagnes" au TA (toi qui n'es pas un énarque), fais-nous signe... C'est en référé qu'il faut aller ou carrément au Tribunal de Grande Instance pour discrimination, encore, faut-elle qu'elle soit prouvée... Et puis, plutôt que faire payer des amendes, afin qu'il y ait moins d'ignorance à ceux qui pensent qu'ils n'y sont pas atteints s’ils ne se remettent pas en question, une bonne formation sur les droits humains avec l'intervention de consultants qui savent de quoi il s'agit, et qui explique bien l'histoire du mot...
Ecrit par : Crépuscule | 16.05.2009
Peu encourageant que ce tribunal soit si inadapté au handicap malgré la LOI! ;) La route sera longue, mais on est "dessus"!
Merci de nous faire partager ce moment pas facile! J'ai souri à plusieurs reprises, mais j'espère que ton prochain article nous annoncera de bonnes nouvelles! @mitiés. Adrienne/Handiady
Ecrit par : Adrienne (HANDIADY) | 21.05.2009
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